• Il ne manque plus que le résultat du « play in » à l’Ouest pour avoir le tableau complet des playoffs 2020.

    Il reste deux soirées avant la fin de la saison régulière mais il n’y a que celle de ce soir qui a de l’intérêt puisque toutes les équipes qui jouent demain connaissent déjà leur adversaire du premier tour : sept affiches sur huit son fixées après les matchs de la nuit dernière.

     

    Seuls les Lakers doivent patienter pour connaître le leur, qui devra d’abord remporter le fameux « play in ». Sont encore en lice, Portland, Memphis, Phoenix et San Antonio.

     

    On aura des affiches explosives pour ce premier tour, avec à l’Ouest un duel entre Houston et OKC, qui se sont échangés Russell Wetsbrook et Chris Paul l’été dernier, et à l’Est un nouveau chapitre pour la rivalité historique Boston-Philadelphie et pour la naissante entre le Heat de Jimmy Butler et les Pacers de T.J. Warren.

    On saura apprécier également les affrontements entre duos à l’Ouest, avec Leonard/George contre Doncic/Porzingis et Murray/Jokic contre Mitchell/Gobert.

    CONFÉRENCE OUEST

    LOS ANGELES CLIPPERS vs DALLAS MAVERICKS

    DENVER NUGGETS vs UTAH JAZZ

    OKLAHOMA CITY THUNDER vs HOUSTON ROCKETS

     

    CONFÉRENCE EST

    MILWAUKEE BUCKS vs ORLANDO MAGIC

    TORONTO RAPTORS vs BROOKLYN NETS

    BOSTON CELTICS vs PHILADELPHIE SIXERS

    MIAMI HEAT vs INDIANA PACERS


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  • Damian Lillard s’est encore surpassé. Après son dernier match à 51 unités, la star de Rip City a égalé son record en carrière à 61 points pour offrir une victoire clé face à Dallas (134-131).

    Luka Doncic commence bien avec deux tirs à 3-points en début de match, mais c’est Kristaps Porzingis qui porte encore plus Dallas en premier quart. Le grand Letton inscrit 16 points en 10 minutes avec un gros alley-oop par dessus Hassan Whiteside, mais aussi deux tirs de loin.

    Damian Lillard réplique avec un 3-points en première intention mais les Blazers manquent trop de petits tirs proches du cercle à l’image de Jusuf Nurkic, ou même Zach Collins qui doit s’y reprendre par deux fois. 

     

    Hassan Whiteside et Mario Hezonja font de belle entrée en jeu, avec le Croate qui pousse la balle en contre-attaque pour servir Carmelo Anthony au dunk. Les Blazers interceptent deux ballons coup sur coup et finissent bien la période sur un 17-3, avec Hassan Whiteside au buzzer (38-31).

    Portland continue sur sa lancée avec Damian Lillard qui enchaîne un 3-points, et un « blow by » pour aller au layup en déposant Kristaps Porzingis. Ça va être un thème récurrent du deuxième quart avec Dame qui s’amuse en ligne de fond face au géant balte pour 25 points à 10/15 aux tirs à la pause. Et les Blazers défendent enfin, les mains actives avec Carmelo Anthony qui montre l’exemple avec deux interceptions.

    En face, les Mavs restent plus ou moins au contact avec Luka Doncic qui délivre un panier à une main, à la cuillère, malgré la pression (lourde) de Jusuf Nurkic. Le Slovène est à 13 points à la pause tandis que Kristaps Porzingis reste à 16 unités, muet en deuxième quart. Tim Hardaway Jr. compense à peine avec ses 11 points, et il se prend le coude de Gary Trent Jr, finissant la mi-temps sonné. Tout comme son équipe à -8 (66-58).

    Après 51, Damian Lillard plante 61 points !

    Tim Hardaway Jr. est bien de retour en troisième quart avec un petit tir en périphérie et Dallas revient sur les talons des Blazers. Damian Lillard reprend alors le contrôle des opérations avec 9 points de suite, et trois missiles de loin pour remettre un peu d’écart. Mais Luka Doncic se joue de Damian Lillard sur le reverse et Kristaps Porzingis a de nouveau réglé la mire. Il torpille les Blazers de 14 points en troisième quart et Dallas reprend les devants sur un 10-0 conclu d’un 3-points dans le coin de Trey Burke.

    Portland galère avec Jusuf Nurkic et CJ McCollum qui cumulent un atroce 4/19 aux tirs. Il y a bien cette belle passe de CJ McCollum pour Zach Collins, mais Portland ne tient que par la grâce de Damian Lillard. Carmelo Anthony vient lui prêter main forte avec trois paniers d’affilée et les Blazers sont repassés devant, mais d’un rien, avant un dernier quart sous haute pression (98-95).

    Justement, la tensions monte encore d’un cran avec Melo et Kleber qui se prennent le bec, avant que Luka Doncic écope également d’une technique en voulant recadrer Hassan Whiteside qui s’en était mêlé aussi… Les Mavs sortent gagnants de ce début confus avec un 11-2 pour commencer le quatrième quart.

    Damian Lillard continue son festival, avec un concours de lancers, pour devenir le premier Blazer à réussir deux matchs de suite à 50 points. Carmelo Anthony à 3-points et Jusuf Nurkic au rebond offensif égalisent à cinq minutes de la fin mais c’est encore et toujours Dame qui doit sauver les meubles, atteignant la soixantaine dans le « money time », dont un tir à 3-points ubuesque qui retombe dedans après un rebond sur le fond de l’arceau. Insensé !

    Tout comme cette faute offensive de Trey Burke sur Damian Lillard à moins de 5 secondes de la fin… CJ McCollum assure aux lancers et Tim Hardaway Jr. ne peut égaliser (134-131). Avec 61 points en tout et pour tout, Damian Lillard égale son record en carrière, établi plus tôt cette saison.

    Il sauve la saison de Portland une fois encore, mais ce n’est pas encore fini. Damian Lillard rejoint pour le coup Wilt Chamberlain comme seul autre joueur à avoir réussi trois matchs à 60 points dans une même saison !

    MAVERICKS  / 131TirsRebonds 
    JoueursMinTirs3ptsLFOffDefTotPdFteIntBpCtPtsEval
    K. Porzingis 36 12/17 7/9 5/6 0 6 6 0 6 0 2 2 36 36
    D. Finney-Smith 30 6/8 3/5 0/0 1 3 4 1 4 0 0 0 15 18
    T. Burke 31 4/9 2/4 2/2 0 4 4 9 2 1 2 1 12 20
    T. Hardaway Jr. 37 6/11 3/8 9/9 1 3 4 3 2 0 1 0 24 25
    L. Doncic 35 8/19 2/8 7/9 1 7 8 10 1 0 6 1 25 25
    M. Kleber 27 4/9 3/8 1/2 1 3 4 0 3 2 3 1 12 10
    M. Kidd-Gilchrist 7 1/1 0/0 0/1 0 1 1 0 2 0 1 0 2 1
    J. Jackson 8 0/2 0/1 2/2 0 2 2 0 2 0 0 0 2 2
    B. Marjanovic 7 1/1 0/0 0/0 0 1 1 0 0 0 1 0 2 2
    D. Wright 23 0/4 0/1 1/2 1 2 3 5 1 1 1 0 1 4
    Total   42/81 20/44 27/33 5 32 37 28 23 4 17 5 131  
    TRAIL BLAZERS  / 134TirsRebonds 
    JoueursMinTirs3ptsLFOffDefTotPdFteIntBpCtPtsEval
    C. Anthony 35 10/17 3/5 3/4 0 8 8 2 3 2 1 0 26 29
    Z. Collins 20 5/7 1/1 0/0 3 5 8 0 4 0 2 0 11 15
    J. Nurkic 29 3/9 0/1 0/0 3 6 9 0 6 2 2 1 6 10
    D. Lillard 41 17/32 9/17 18/18 2 3 5 8 2 1 3 0 61 57
    C. McCollum 39 2/14 1/5 3/3 1 3 4 2 5 0 0 0 8 2
    M. Hezonja 22 1/5 0/3 1/2 0 5 5 4 3 1 0 0 3 8
    H. Whiteside 19 3/3 0/0 2/2 3 5 8 1 4 1 0 2 8 20
    G. Trent Jr. 36 5/11 1/6 0/0 0 1 1 1 4 2 0 0 11 9
    Total   46/98 15/38 27/29 12 36 48 18 31 9 8 3 134

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  • Sans doute vexé par sa contre-performance face aux Clippers, Damian Lillard a remis les choses au clair face à Philadelphie : 51 points et une victoire sur le fil (124-121).

     

     

    Remonté après la défaite coûteuse face à Los Angeles, Damian Lillard inscrit le premier panier du match, le premier d’une série incisive pour Portland qui démarre sur un 21-9 cinglant. Sans Ben Simmons, les Sixers se retrouvent bientôt sans Joel Embiid alors que le pivot se blesse à la cheville gauche en retombant sur la base du panier. Il ne reviendra pas… 

    Avec 14 points en premier quart, Damian Lillard s’occupe de tout, avec un panier gag qui rebondit sur le crâne de Tobias Harris. Il vaut mieux car Jusuf Nurkic est sorti tôt après deux fautes rapides.

     

    Qu’importe, Carmelo Anthony et CJ McCollum sont là pour assurer à la marque, avec Melo qui devient même le 15e scoreur de l’histoire, dépassant John Havlicek et Paul Pierce. Les remplaçants de Rip City font également du bon boulot avec Mario Hezonja et Wenyen Gabriel qui se montrent opportunistes (33-19).

    Gary Trent Jr. entre aussi en piste. Il est bien servi par Hezonja sur le jeu de transition et il ouvre son compteur d’un tir à 3-points dans le coin. Puis, il montre les biscotos après un layup plus la faute. Les Blazers restent en contrôle même si les Sixers reviennent avec Josh Richardson (16 points en 17 minutes) et Mike Scott. À 22 points et 5 passes à la pause, Damian Lillard est revanchard (67-58).

    Damian Lillard monte à 51 points !

    Josh Richardson et Tobias Harris montrent l’exemple à suivre au retour des vestiaires. Les Sixers s’accrochent mais ils n’arrivent toujours pas à ralentir les pistoleros de l’Oregon. CJ McCollum et Damian Lillard enchaînent deux 3-points coup sur coup, le premier pour Dame à vrai dire, et les Blazers gardent leur avantage.

    Al Horford égalise à 3 minutes de la fin du troisième quart, et derrière un Josh Richardson de gala, déjà à 28 points à 11/15, Philly parvient tout simplement à reprendre l’avantage (92-91).

    Après avoir été relégués à -17 en 1ère mi-temps, les Sixers prennent à leur tour quatre points d’avance en quatrième quart. La confiance a clairement changé de camp avec Mike Scott qui marque de loin et Alec Burks qui enfile les layup. Damian Lillard dépasse le cap des 40 points et maintient son équipe dans le coup. À l’approche du money time, Philly tient la corde avec Josh Richardson qui établit son record de saison à 34 unités.

    Damian Lillard hausse encore le ton, avec le 3-points plus la faute, puis un autre tir derrière l’arc. Il en est à 51 points mais, après une balle perdue, c’est Al Horford qui ramène Philly à -1 à 16 secondes de la fin. Jusuf Nurkic ne tremble pas aux lancers et la dernière possession ne donne rien pour Josh Richardson. Portland s’en sort sur les épaules d’un Damian Lillard héroïque (124-121).

    TRAIL BLAZERS  / 124TirsRebonds 
    JoueursMinTirs3ptsLFOffDefTotPdFteIntBpCtPtsEval
    C. Anthony 36 6/13 2/4 6/6 0 7 7 0 1 2 1 1 20 22
    Z. Collins 23 1/3 0/0 0/0 3 3 6 2 1 1 0 1 2 10
    J. Nurkic 29 5/9 0/1 5/5 1 5 6 3 5 0 2 3 15 21
    D. Lillard 40 16/28 4/12 15/16 0 3 3 7 1 2 6 0 51 44
    C. McCollum 39 7/17 2/6 0/0 0 7 7 4 1 1 1 0 16 17
    W. Gabriel 12 1/2 0/0 1/2 1 1 2 0 3 0 0 1 3 4
    M. Hezonja 25 5/10 2/5 0/0 1 6 7 2 3 2 0 0 12 18
    G. Trent Jr. 34 2/8 1/6 0/0 1 2 3 1 1 0 0 0 5 3
    A. Simons 2 0/1 0/1 0/0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 -1
    Total   43/91 11/35 27/29 7 34 41 19 16 8 10 6 124  
    76ERS  / 121TirsRebonds 
    JoueursMinTirs3ptsLFOffDefTotPdFteIntBpCtPtsEval
    A. Horford 22 6/9 3/4 0/0 0 6 6 5 5 0 4 1 15 20
    T. Harris 33 7/19 2/4 0/0 2 5 7 3 0 0 0 0 16 14
    J. Embiid 6 1/6 0/0 0/1 2 2 4 1 1 0 1 0 2 0
    J. Richardson 38 13/20 6/10 2/2 2 3 5 6 3 0 3 0 34 35
    S. Milton 25 4/10 0/3 3/4 0 0 0 2 0 0 1 0 11 5
    M. Scott 16 4/7 1/2 0/0 2 2 4 2 4 0 0 0 9 12
    N. Pelle 8 0/1 0/0 1/2 0 2 2 0 3 1 1 1 1 2
    G. Robinson III 17 2/5 0/0 0/0 0 3 3 0 1 1 1 0 4 4
    K. O'Quinn 6 0/2 0/2 0/0 0 2 2 0 1 0 0 0 0 0
    A. Burks 23 8/14 1/4 3/3 2 3 5 2 0 0 1 0 20 20
    M. Thybulle 33 1/3 0/0 0/0 4 5 9 3 4 3 2 1 2 14
    F. Korkmaz 13 1/1 1/1 4/5 0 1 1 0 1 1 1 0 7 7
    Total   47/97 14/30 13/17 14 34 48 24 23 6 15 3 121

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  • Auteur d’un triple-double pour conclure les Finals 1986, l’ailier restera à un très haut niveau encore quelques années. Mais il assure lui-même qu’il aurait dû prendre sa retraite après ce chef-d’œuvre.

    Élu pour la troisième fois de suite MVP de la saison régulière et présent en Finals pour la troisième année consécutive, Larry Bird est au sommet en 1986. Les Celtics viennent de conclure une des saisons les plus abouties (67-15) et leur niveau de jeu collectif est parmi les plus forts de l’histoire de la NBA. 

    Les Finals contre Houston, le même adversaire qu’en 1981, ne doivent servir que de confirmation. Boston mène 3-2 et peut conclure le 8 juin 1986, à domicile.

     

    Ce sera chose faite avec autorité. Les Rockets n’arriveront jamais à respirer. Ils seront même menés de 30 points en seconde mi-temps. Le duo Ralph Sampson – Hakeem Olajuwon est largement dominé par Kevin McHale et Robert Parish. Robert Reid, plutôt bon depuis quelques matches, est étouffé par Dennis Johnson.

    Les Celtics ont fait le travail (victoire 114-97) pour décrocher ce nouveau titre, après ceux de 1981 et 1984, mais on retiendra surtout la performance de Larry Bird dans ce Game 6. L’ailier réalise un effort remarquable, et rarement il a été aussi impliqué dans une partie. Il est quasiment possédé, en osmose avec son jeu.

    « Il a dominé cinq joueurs en même temps. Il est le meilleur. À cet instant, il donnait l’impression de ne pas avoir besoin de coéquipiers »livrera le joueur de Houston, Jim Petersen.

    « C’est le seul match pour lequel, je pense, j’étais totalement préparé. Je n’ai jamais été aussi concentré. Jamais. J’aurais dû prendre ma retraite immédiatement »

    K.C. Jones, le coach des Celtics, parlera de « sommet de basket » pour cette rencontre où Larry Bird terminera avec 29 points, 12 passes et 11 rebonds. « Rien de ce que Larry Bird ne fait ne me surprend », assure de son côté Bill Walton. « Et en même temps, tout ce qu’il réalise m’impressionne. »

    Avec 24 points, 9.7 rebonds, 9.5 passes et 2.7 interceptions par match dans ces Finals, la légende celte sera bien évidemment sacrée MVP des Finals, comme en 1984.

    L’année suivante, il retrouvera encore les Finals pour un nouveau duel avec Magic Johnson et les Lakers. Et en 1987-1988, Larry Bird finira la saison avec sa meilleure moyenne en carrière (29.9 points). Avant la fin de cette immense équipe, dépassée par les jeunes Pistons.

    La preuve qu’il aura encore des belles années devant lui après ce titre de 1986, mais lui-même avoue que cette soirée du Game 6 fut l’apogée de sa carrière.

    « C’est le seul match pour lequel, je pense, j’étais totalement préparé », livre-t-il dans une déclaration qu’on peut retrouver dans le « Book of Basketball » de Bill Simmons. « Je n’ai jamais été aussi concentré. Jamais. J’aurais dû prendre ma retraite immédiatement. »


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  • C’était il y a un an, jour pour jour, lorsque Toronto a remporté le Game 7 de la demi-finale de conférence Est des playoffs sur un tir mythique de Kawhi Leonard.

    Dimanche 12 mai 2019. Nous sommes à la fin de ce Game 7 au couteau entre les Raptors et les Sixers, à la lutte pour une place en finale de conférence. Après un lancer-franc manqué par Kawhi Leonard, Jimmy Butler vient de s’arracher pour égaliser à 90-90. Il reste alors 4.2 secondes à l’horloge.

    La planète basket s’apprête alors à vivre l’un des instants les plus mémorables de l’histoire des playoffs, un « buzzer beater » par Kawhi Leonard, le ballon ayant rebondi quatre fois sur le cercle avant de traverser le filet.

    Une véritable claque pour Jimmy Butler qui restera marqué à vie, comme l’ensemble de ses coéquipiers, par ce dénouement cruel pour les Sixers. Au point d’avoir quitté Philly pour Miami dans la foulée, un changement d’équipe qui aurait pu être remis en cause en cas de qualification en finale de conférence, voire en finale NBA.

    « Cela montre à quel point la vie est fragile, » confiait-il six mois après. « Pas seulement le basket, la vie. Les choses peuvent changer en un instant, en un claquement de doigts. Et ça fait mal car on pense toujours à la suite. Que se serait-il passé si on avait gagné ce match ? Aurait-on gagné le titre ? Serais-je toujours à Philadelphie ? Qui sait ? On y pense. Cela va vous hanter jusqu’à la fin de vos jours, surtout si on n’obtient plus une telle opportunité. On était si proche : une action, une possession, un petit truc aurait pu nous permettre de gagner le titre. »

    Des moments gravés chez les vainqueurs… et les vaincus

    JJ Redick a également été amené à quitter la cité de l’amour fraternelle suite au départ de Jimmy Butler, direction les Pelicans. Lui aussi gardera pour toujours l’empreinte douloureuse de ce match dans un coin de sa tête, avec l’image de son « go-to-guy », Joel Embiid, en pleurs dans le vestiaire après la rencontre.

    « On revient dans le vestiaire, et on voit l’émotion. Évidemment, j’étais aussi très ému. Joel a commencé à pleurer. Ce sont des moments qu’on n’oublie pas. De la même façon qu’on n’oublie pas ce shoot, on n’oublie pas les moments qui suivent. On ne peut simplement pas oublier car c’est de l’émotion brute ».

    Pour les Raptors, ce Game 7 a été un des éléments fondateurs qui ont permis à la formation de Nick Nurse d’aller chercher le premier titre de l’histoire de la franchise canadienne. Marc Gasol retiendra ce qui résume finalement l’essence du basket, ces petits détails qui font la différence, et qui ont basculé ce soir-là en faveur de Toronto.

    « Comme dans tout autre Game 7, chaque possession, chaque centimètre, chaque balle perdue, ça signifie beaucoup, évidemment. On sait que ces matchs penchent d’un côté ou de l’autre avec ces petits détails. On a affiché une incroyable défense pour en arriver là. C’est ce qu’on essaie de faire, créer des opportunités, des chances de gagner un match, d’avoir un rebond chanceux sur le cercle qui te permet de passer au tour suivant ».

    D’un long silence à une joie intense

    Danny Green gardera pour sa part en mémoire ce temps, suspendu à des rebonds interminables. Un moment de silence qui a laissé place à une explosion de joie.

    « Ça a été sacrément long. Le système n’avait pas vraiment été dessiné de cette façon, si ce n’est que c’est à Kawhi que devait revenir le ballon. En temps réel, ça doit durer deux secondes, mais dans le feu de l’action, ça ressemblait à dix minutes. On hurlait pour que le ballon tombe dans le cercle. C’est le plus grand tir dont j’ai été témoin. Quand il est rentré, on est devenus fous, la ville aussi ».

    Dans le feu de l’action qui a précédé une euphorie générale au sein de la Scotiabank Arena, Serge Ibaka se souvient avoir failli tout gâcher, en voulant placer une claquette qui aurait pu être sanctionné d’un « goaltending ». Sous le panier, on voit ainsi l’intérieur être tout juste refroidie par le buzzer retentissant, avant de lever les bras au ciel.

    « J’ai pensé qu’il n’allait pas rentrer. J’étais sous le panier, essayant d’aller chercher un rebond offensif. Le ballon rebondissait et à un moment, j’ai été proche d’y aller. Dieu merci je ne l’ai pas fait, car ça aurait pu être sifflé comme « goaltending ». Ça aurait été terrible. Si ça c’était vraiment produit, j’aurais arrêté ma carrière ».

     


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