• La course au MVP : LeBron James, fils spirituel de Magic Johnson

    Souvent comparé à Magic Johnson depuis son arrivée en NBA, LeBron James aura attendu d’être aux Lakers pour devenir le meilleur passeur de la NBA. Suffisant pour devenir à nouveau MVP ?

    C’était il y a trois ans. Invité, une fois de plus, à comparer LeBron James et Michael Jordan, Scottie Pippen avait répondu : « J’aime bien le comparer à Magic. Il a un jeu plus semblable à celui de Magic ou le mien. Mais il est plus dominant que Magic et moi. Son physique, ses qualités athlétiques surpassent Magic autant que moi. » Depuis qu’il est arrivé en NBA, LeBron James n’a jamais cessé d’être comparé à Michael Jordan pour sa place dans l’Histoire, alors même que son jeu, mais aussi sa mentalité, se rapprochent davantage de Magic Johnson.

    Dès 2012, Jim Boeheim, le mythique coach de Syracuse, l’expliquait très simplement, mais de manière détaillée.

     

    « LeBron fait 2m06, pèse 120 kilos, et il peut jouer à tous les postes. On dit toujours qu’un joueur est capable de défendre sur les cinq positions. Je n’en avais jamais eu la preuve » confiait-il à l’époque. « Lui en est capable. Il a défendu sur des pivots, des meneurs, des arrières et des ailiers. Il peut défendre sur n’importe qui. » On est alors en 2012, et Jim Boeheim reconnaît que LeBron lui a mis le doute. Et s’il devenait plus grand que Michael Jordan… « Parce que ce gars mesure 2m06, pèse 120 kilos et qu’il progresse encore » justifiait-il. « Il bosse son jeu. Il s’améliore aux tirs. Il est phénoménal, mais c’est surtout un basketteur phénoménal. J’adore son jeu, et j’adore son parcours. En fait, c’est comme si vous aviez mélangé Magic Johnson et Michael Jordan. »

    Un effectif construit pour le mettre en valeur

    Sept ans plus tard, LeBron a sans doute fait taire les comparaisons. Il ne sera jamais Michael Jordan. On ne peut pas égaler un joueur qui a remporté six finales sur six. C’était aussi à une autre époque, dans un autre basket.

    Mais que LeBron James soit le meilleur joueur de sa génération, c’est une évidence, et cette saison, à bientôt 35 ans, il est devenu carrément le meilleur passeur de la NBA. Peu de gens l’avaient imaginé, même si tout le monde louait sa vision du jeu et son altruisme. Même à Miami, entouré de Dwyane Wade et de Chris Bosh, il n’était pas le meilleur passeur de la ligue.

    Mais là, aux Lakers, sur les terres de Magic Johnson, et sous le même maillot, il profite de la venue d’Anthony Davis, équivalent de Kareem Abdul-Jabbar pour Magic Johnson, mais aussi de la présence de très bons shooteurs à 3-points pour se concentrer sur la création.

    Alley-oop, extra-pass, caviar en transition, pénétration pour servir un shooteur dans le corner… Balle en main, il a de nombreuses solutions face à lui, et il le fait avec le sourire et le souci du spectacle, comme Magic en son temps.

    Meilleur passeur et MVP la même année ? Un exploit réalisé par cinq joueurs

    Mais attention, si Magic Johnson a combiné les trophées de meilleur passeur et de MVP, ça reste très rare en NBA. Ainsi, seuls Bob Cousy, Oscar Robertson, Wilt Chamberlain, Magic Johnson et Steve Nash ont fait coup double dans l’histoire. Le premier en 1957 au sein de la dynastie des Celtics, le deuxième en 1964 alors qu’il lui manquait un dixième au rebond pour tourner en triple double, le deuxième en 1968 avant d’arriver aux… Lakers.

    Son parcours se rapproche d’ailleurs plutôt de celui de LeBron James puisqu’il avait rejoint les Lakers en fin de carrière. Pour Magic Johnson, c’était en 1987 avant de laisser son statut de meilleur passeur à l’intouchable John Stockton. Enfin, Steve Nash a carrément réussi l’exploit à deux reprises, en 2005 et 2006, et on se souvient que cela avait fait polémique puisque les votants avaient préféré récompenser le maître à jouer du plus beau jeu de la NBA, Phoenix, plutôt qu’un monstre de puissance comme le Shaq ou des solistes comme Kobe Bryant ou… LeBron James.

    Globalement, les passes sont rarement mises en valeur au moment des votes, sauf peut-être quand on s’appelle LeBron James, qu’on approche des 35 ans, et qu’on transforme son jeu pour ramener les Lakers à la 1ère place de la NBA. De quoi devancer Giannis Antetokoumpo, qui progresse aussi d’année en année ? Ce sera compliqué mais l’affrontement de jeudi, et l’issue à la fois collective et individuelle, pourrait marquer les esprits.

    1 – Giannis Antetokounmpo
    Bilan : Bucks – 24v-4d – 1er à l’Est
    Stats : 31 min, 31.7 pts, 12.8 rbds, 5.3 pds, 1.3 int, 1.2 ct, 3.7 bps, 56% tirs, 32% 3-pts, 60% LF

    2 – LeBron James
    Bilan : Lakers – 24v-3d – 1er à l’Ouest
    Stats : 35 min, 26.1 pts, 7.3 rbds, 10.7 pds, 1.3 int, 0.6 ct, 4 bps, 50% tirs, 37% 3-pts, 68% LF

    3 – Luka Doncic
    Bilan : Mavericks – 18v-8d – 3e à l’Ouest
    Stats : 32 min, 29.3 pts, 9.6 rbds, 8.9 pds, 1.2 int, 0.1 ct, 4.4 bps, 48% tirs, 32% 3-pts, 80% LF

    4 – Anthony Davis
    Bilan : Lakers – 24v-3d – 1er à l’Ouest
    Stats : 35 min, 27.4 pts, 9.3 rbds, 3.3 pds, 1.5 int, 2.6 ct, 2.3 bps, 50% tirs, 32% 3-pts, 86% LF

    5 – James Harden
    Bilan : Rockets – 18v-9d – 5e à l’Ouest
    Stats : 38 min, 38.9 pts, 6.0 rbds, 7.4 pds, 1.9 int, 0.7 ct, 4.9 bps, 44% tirs, 36% 3-pts, 88% LF

    Mentions : Jimmy Butler, Pascal Siakam, Kemba Walker, Kawhi Leonard, Joel Embiid…


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