• Il y a un an, Kawhi Leonard inscrivait un « buzzer beater » pour l’histoire

    C’était il y a un an, jour pour jour, lorsque Toronto a remporté le Game 7 de la demi-finale de conférence Est des playoffs sur un tir mythique de Kawhi Leonard.

    Dimanche 12 mai 2019. Nous sommes à la fin de ce Game 7 au couteau entre les Raptors et les Sixers, à la lutte pour une place en finale de conférence. Après un lancer-franc manqué par Kawhi Leonard, Jimmy Butler vient de s’arracher pour égaliser à 90-90. Il reste alors 4.2 secondes à l’horloge.

    La planète basket s’apprête alors à vivre l’un des instants les plus mémorables de l’histoire des playoffs, un « buzzer beater » par Kawhi Leonard, le ballon ayant rebondi quatre fois sur le cercle avant de traverser le filet.

    Une véritable claque pour Jimmy Butler qui restera marqué à vie, comme l’ensemble de ses coéquipiers, par ce dénouement cruel pour les Sixers. Au point d’avoir quitté Philly pour Miami dans la foulée, un changement d’équipe qui aurait pu être remis en cause en cas de qualification en finale de conférence, voire en finale NBA.

    « Cela montre à quel point la vie est fragile, » confiait-il six mois après. « Pas seulement le basket, la vie. Les choses peuvent changer en un instant, en un claquement de doigts. Et ça fait mal car on pense toujours à la suite. Que se serait-il passé si on avait gagné ce match ? Aurait-on gagné le titre ? Serais-je toujours à Philadelphie ? Qui sait ? On y pense. Cela va vous hanter jusqu’à la fin de vos jours, surtout si on n’obtient plus une telle opportunité. On était si proche : une action, une possession, un petit truc aurait pu nous permettre de gagner le titre. »

    Des moments gravés chez les vainqueurs… et les vaincus

    JJ Redick a également été amené à quitter la cité de l’amour fraternelle suite au départ de Jimmy Butler, direction les Pelicans. Lui aussi gardera pour toujours l’empreinte douloureuse de ce match dans un coin de sa tête, avec l’image de son « go-to-guy », Joel Embiid, en pleurs dans le vestiaire après la rencontre.

    « On revient dans le vestiaire, et on voit l’émotion. Évidemment, j’étais aussi très ému. Joel a commencé à pleurer. Ce sont des moments qu’on n’oublie pas. De la même façon qu’on n’oublie pas ce shoot, on n’oublie pas les moments qui suivent. On ne peut simplement pas oublier car c’est de l’émotion brute ».

    Pour les Raptors, ce Game 7 a été un des éléments fondateurs qui ont permis à la formation de Nick Nurse d’aller chercher le premier titre de l’histoire de la franchise canadienne. Marc Gasol retiendra ce qui résume finalement l’essence du basket, ces petits détails qui font la différence, et qui ont basculé ce soir-là en faveur de Toronto.

    « Comme dans tout autre Game 7, chaque possession, chaque centimètre, chaque balle perdue, ça signifie beaucoup, évidemment. On sait que ces matchs penchent d’un côté ou de l’autre avec ces petits détails. On a affiché une incroyable défense pour en arriver là. C’est ce qu’on essaie de faire, créer des opportunités, des chances de gagner un match, d’avoir un rebond chanceux sur le cercle qui te permet de passer au tour suivant ».

    D’un long silence à une joie intense

    Danny Green gardera pour sa part en mémoire ce temps, suspendu à des rebonds interminables. Un moment de silence qui a laissé place à une explosion de joie.

    « Ça a été sacrément long. Le système n’avait pas vraiment été dessiné de cette façon, si ce n’est que c’est à Kawhi que devait revenir le ballon. En temps réel, ça doit durer deux secondes, mais dans le feu de l’action, ça ressemblait à dix minutes. On hurlait pour que le ballon tombe dans le cercle. C’est le plus grand tir dont j’ai été témoin. Quand il est rentré, on est devenus fous, la ville aussi ».

    Dans le feu de l’action qui a précédé une euphorie générale au sein de la Scotiabank Arena, Serge Ibaka se souvient avoir failli tout gâcher, en voulant placer une claquette qui aurait pu être sanctionné d’un « goaltending ». Sous le panier, on voit ainsi l’intérieur être tout juste refroidie par le buzzer retentissant, avant de lever les bras au ciel.

    « J’ai pensé qu’il n’allait pas rentrer. J’étais sous le panier, essayant d’aller chercher un rebond offensif. Le ballon rebondissait et à un moment, j’ai été proche d’y aller. Dieu merci je ne l’ai pas fait, car ça aurait pu être sifflé comme « goaltending ». Ça aurait été terrible. Si ça c’était vraiment produit, j’aurais arrêté ma carrière ».

     


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